Qu’est-ce qu’une plate-forme pour la formation ouverte et à distance ?
Une plate-forme de formation ouverte et à distance est un logiciel qui assure la gestion et le suivi des formations à distance. Elle offre à des apprenants un accès à un parcours de formation individuel en ligne. Les plates-formes ne sont pas toutes identiques, elles se différencient notamment par les fonctionnalités de communication, d’ingénierie, de création, de suivi, de gestion.
Les fonctionnalités de la communication
La plupart des outils intégrés sont de type " asynchrone " c’est-à-dire que la communication est décalée dans le temps. Les anglo-saxons nomment les plates-formes de formation asynchrones sous le terme LMS (Learning Management System). Les LMS s’appuient sur des outils comme la messagerie, le forum, pour que les différents acteurs puissent communiquer entre eux quel que soit le lieu ou le moment. Ces outils apportent une grande flexibilité dans le dispositif de formation. Si les plates-formes de formation s’appuient sur l’individualisation de la formation, elles n’empêchent pas le travail en groupe. De nombreux dispositifs introduisent en effet le travail en binôme ou en équipe, grâce aux fonctionnalités de type forum notamment.
Au niveau synchrone, certaines plates-formes intègrent des outils qui rendent possible un échange en direct. Les " outils partagés " notamment, permettent à un formateur et à un apprenant à distance d’intervenir sur un même document en même temps. Ces outils facilitent ainsi l’explicitation. Les plates-formes peuvent s’appuyer également sur des systèmes d’audio conférence ou de visioconférence, de vote en direct etc. Les classes en ligne ou classes virtuelles fonctionnent sur les outils de communication synchrone car elles correspondent, à quelques nuances prêt, à la situation de " face à face ". Les formateurs et les apprenants peuvent échanger ensemble, à distance mais en même temps.
Les fonctionnalités d’ingénierie pédagogique
Les plates-formes donnent la possibilité d’établir un parcours de formation individualisé et personnalisé. Pour schématiser, un parcours de formation est ponctué par un ensemble d’étapes que doit franchir l’apprenant. Par exemple :
Etape 1 : apprendre les données de bases et pour cela mise à disposition de ressources pédagogiques intégrées dans la bibliothèque de la plate-forme, ou sur Internet.
Etape 2 : faire un exercice d’application en réalisant un exercice, un quiz.
Etape 3 : intégrer les corrections, valider le module de formation etc.
Le responsable pédagogique construit ainsi le parcours de l’apprenant en puisant dans des contenus intégrés ou non à la plate-forme (bibliothèque intégrée, document sur cédérom ou sur Internet) qu’il peut ponctuer par des tests, des conférences, un travail en groupe, des rendez-vous en direct ou en différé, grâce aux outils de communication mis à sa disposition. Les contenus pédagogiques organisés sont des briques (ou grain) que l’on ajoute pour créer le parcours de formation. L’un des intérêts de capitaliser des contenus sur les plates-formes est de pouvoir les réutiliser pour d’autres types de formation. Pour cela, le contenu pédagogique doit être référencé de manière pertinente comme on classerait un livre dans une bibliothèque (nom, emplacement, date de création, nom de l’auteur, date de la mise à jour etc.). Il existe des outils de gestion des contenus numériques : LCMS (learning content management system). Ils séparent le contenu et la forme et permettent la réutilisation de ressources conformes aux normes. De fait, les modules réutilisés s’adaptent automatiquement à la charte graphique du nouveau cours. Les LCMS sont intégrés aux LMS ou indépendants.
Les outils de création de contenus
Ils sont parfois intégrés à la plate-forme, mais le plus souvent ce sont des outils développés indépendamment. Le recours aux ressources produites par des prestataires nécessite parfois de développer des systèmes informatiques qui pourront lire les ressources. En effet, certains contenus ne sont pas lisibles d’une plate-forme à une autre. Ce besoin d’interopérabilité est en question, car pour faciliter le développement des formations à distance il est nécessaire d’élaborer des normes techniques partagées. Plusieurs projets sont actuellement en cours pour proposer une norme. Actuellement deux standards techniques semblent devenir les normes de référence AICC et SCORM. De nombreuses plates-formes sont actuellement basées sur les standards AICC, et les prestataires de contenus font de même avec SCORM.
Comme les ressources pédagogiques utilisent de plus en plus fréquemment, le son, la simulation et la vidéo, il est recommandé d’avoir un réseau suffisamment performant pour accéder à ces ressources.
La création de contenus est un travail collectif qui demande des compétences en graphisme, en informatique et en pédagogie. Les plates-formes favorisent le travail d’équipe à ce niveau.
Le suivi de l’apprenant ou des apprenants
Les plates-formes intègrent des modalités de suivi individuel ou collectif (notification, temps passé pour effectuer un exercice), de processus d’évaluation automatisés ou non (Quiz, auto évaluation avant et après la formation, positionnement…). En se connectant l’apprenant a accès uniquement à son parcours propre. Le formateur ou le tuteur peut avoir la " traçabilité " des actions réalisées par son ou ses apprenants. Il a à sa disposition une fiche d’identité de son apprenant ainsi que les résultats de sa formation.
Les fonctionnalités de gestion
La majorité des plates-formes permettent la gestion administrative individuelle et collective des apprenants (les demandes d’inscription, la facturation en ligne, le formulaire 2483…). Mais aussi celle des prestataires. Certaines plates-formes ont des fonctions liées aux ressources humaines comme les référentiels de poste, la gestion des compétences (tests d’évaluation de compétences, gestion des demandes de formation…). Des fonctionnalités qui donnent la possibilité de s’interfacer avec les systèmes existants d’administration de type SIRH, ERP, etc. Lorsque la formation en ligne intègre des modalités de formation traditionnelle tel que le présentiel, la plate-forme gère la planification des rendez-vous (agenda) et la gestion logistique (locaux, matériels…)..
Les acteurs
On distingue généralement trois types d’acteurs ayant chacun accès à des fonctionnalités spécifiques de la plate-forme : l’apprenant, le formateur et l’administrateur. Le rôle de l’administrateur est d’installer et d’assurer la maintenance du système, de gérer les accès et les droits des différents acteurs intervenant dans le dispositif.
Les plates-formes peuvent être utilisées via Internet ou via le réseau Intranet. Elles sont en général vendues sans contenu pédagogique et en fonction d’un nombre de licences accordées ou louées. C’est à l’organisme qui l’acquiert d’y intégrer des ressources réalisées en interne ou à l’externe. Pour utiliser une plate-forme, il est recommandé d’avoir un serveur dédié et une configuration matérielle technique requise. L’acquéreur peut aussi opter pour la location du serveur dédié par le prestataire, on parlera de mode ASP.
Les plates-formes en Open source ont leur code informatique ouvert permettant aux acquéreurs d’enrichir l’outil en fonction de leurs besoins, charge à eux de communiquer sur leurs développements. On voit ainsi des communautés ayant la même plate-forme s’échanger des informations sur les bugs et s’entraider.
Certaines plates-formes sont gratuites. La gratuité allant de pair avec la mise à disposition du code informatique comme les plates-formes en Open source. Ces plates-formes sont généralement très simples à utiliser mais requièrent des développements afin d’être en adéquation avec les besoins du dispositif.
Comment choisir sa plate-forme ?
Il ne s’agit pas seulement de comparer les performances d’une plate-forme par rapport à une autre. Il s’agit de trouver celle qui correspondra au mieux à ses besoins et en fonction de ses moyens financiers, humains et techniques. Il s’agira de savoir à quels services associés recourir comme la maintenance, l’accompagnement à la maîtrise d’ouvrage, la formation de formateurs, l’évaluation du dispositif.
Qu’est-ce qu’une plate-forme pour la formation ouverte et à distance ?
Une plate-forme de formation ouverte et à distance est un logiciel qui assure la gestion et le suivi des formations à distance. Elle offre à des apprenants un accès à un parcours de formation individuel en ligne. Les plates-formes ne sont pas toutes identiques, elles se différencient notamment par les fonctionnalités de communication, d’ingénierie, de création, de suivi, de gestion.
Les fonctionnalités de la communication
La plupart des outils intégrés sont de type " asynchrone " c’est-à-dire que la communication est décalée dans le temps. Les anglo-saxons nomment les plates-formes de formation asynchrones sous le terme LMS (Learning Management System). Les LMS s’appuient sur des outils comme la messagerie, le forum, pour que les différents acteurs puissent communiquer entre eux quel que soit le lieu ou le moment. Ces outils apportent une grande flexibilité dans le dispositif de formation. Si les plates-formes de formation s’appuient sur l’individualisation de la formation, elles n’empêchent pas le travail en groupe. De nombreux dispositifs introduisent en effet le travail en binôme ou en équipe, grâce aux fonctionnalités de type forum notamment.
Au niveau synchrone, certaines plates-formes intègrent des outils qui rendent possible un échange en direct. Les " outils partagés " notamment, permettent à un formateur et à un apprenant à distance d’intervenir sur un même document en même temps. Ces outils facilitent ainsi l’explicitation. Les plates-formes peuvent s’appuyer également sur des systèmes d’audio conférence ou de visioconférence, de vote en direct etc. Les classes en ligne ou classes virtuelles fonctionnent sur les outils de communication synchrone car elles correspondent, à quelques nuances prêt, à la situation de " face à face ". Les formateurs et les apprenants peuvent échanger ensemble, à distance mais en même temps.
Les fonctionnalités d’ingénierie pédagogique
Les plates-formes donnent la possibilité d’établir un parcours de formation individualisé et personnalisé. Pour schématiser, un parcours de formation est ponctué par un ensemble d’étapes que doit franchir l’apprenant. Par exemple :
Le responsable pédagogique construit ainsi le parcours de l’apprenant en puisant dans des contenus intégrés ou non à la plate-forme (bibliothèque intégrée, document sur cédérom ou sur Internet) qu’il peut ponctuer par des tests, des conférences, un travail en groupe, des rendez-vous en direct ou en différé, grâce aux outils de communication mis à sa disposition. Les contenus pédagogiques organisés sont des briques (ou grain) que l’on ajoute pour créer le parcours de formation. L’un des intérêts de capitaliser des contenus sur les plates-formes est de pouvoir les réutiliser pour d’autres types de formation. Pour cela, le contenu pédagogique doit être référencé de manière pertinente comme on classerait un livre dans une bibliothèque (nom, emplacement, date de création, nom de l’auteur, date de la mise à jour etc.). Il existe des outils de gestion des contenus numériques : LCMS (learning content management system). Ils séparent le contenu et la forme et permettent la réutilisation de ressources conformes aux normes. De fait, les modules réutilisés s’adaptent automatiquement à la charte graphique du nouveau cours. Les LCMS sont intégrés aux LMS ou indépendants.
Les outils de création de contenus
Ils sont parfois intégrés à la plate-forme, mais le plus souvent ce sont des outils développés indépendamment. Le recours aux ressources produites par des prestataires nécessite parfois de développer des systèmes informatiques qui pourront lire les ressources. En effet, certains contenus ne sont pas lisibles d’une plate-forme à une autre. Ce besoin d’interopérabilité est en question, car pour faciliter le développement des formations à distance il est nécessaire d’élaborer des normes techniques partagées. Plusieurs projets sont actuellement en cours pour proposer une norme. Actuellement deux standards techniques semblent devenir les normes de référence AICC et SCORM. De nombreuses plates-formes sont actuellement basées sur les standards AICC, et les prestataires de contenus font de même avec SCORM.
Comme les ressources pédagogiques utilisent de plus en plus fréquemment, le son, la simulation et la vidéo, il est recommandé d’avoir un réseau suffisamment performant pour accéder à ces ressources.
La création de contenus est un travail collectif qui demande des compétences en graphisme, en informatique et en pédagogie. Les plates-formes favorisent le travail d’équipe à ce niveau.
Le suivi de l’apprenant ou des apprenants
Les plates-formes intègrent des modalités de suivi individuel ou collectif (notification, temps passé pour effectuer un exercice), de processus d’évaluation automatisés ou non (Quiz, auto évaluation avant et après la formation, positionnement…). En se connectant l’apprenant a accès uniquement à son parcours propre. Le formateur ou le tuteur peut avoir la " traçabilité " des actions réalisées par son ou ses apprenants. Il a à sa disposition une fiche d’identité de son apprenant ainsi que les résultats de sa formation.
Les fonctionnalités de gestion
La majorité des plates-formes permettent la gestion administrative individuelle et collective des apprenants (les demandes d’inscription, la facturation en ligne, le formulaire 2483…). Mais aussi celle des prestataires. Certaines plates-formes ont des fonctions liées aux ressources humaines comme les référentiels de poste, la gestion des compétences (tests d’évaluation de compétences, gestion des demandes de formation…). Des fonctionnalités qui donnent la possibilité de s’interfacer avec les systèmes existants d’administration de type SIRH, ERP, etc. Lorsque la formation en ligne intègre des modalités de formation traditionnelle tel que le présentiel, la plate-forme gère la planification des rendez-vous (agenda) et la gestion logistique (locaux, matériels…)..
Les acteurs
On distingue généralement trois types d’acteurs ayant chacun accès à des fonctionnalités spécifiques de la plate-forme : l’apprenant, le formateur et l’administrateur. Le rôle de l’administrateur est d’installer et d’assurer la maintenance du système, de gérer les accès et les droits des différents acteurs intervenant dans le dispositif.
Les plates-formes peuvent être utilisées via Internet ou via le réseau Intranet. Elles sont en général vendues sans contenu pédagogique et en fonction d’un nombre de licences accordées ou louées. C’est à l’organisme qui l’acquiert d’y intégrer des ressources réalisées en interne ou à l’externe. Pour utiliser une plate-forme, il est recommandé d’avoir un serveur dédié et une configuration matérielle technique requise. L’acquéreur peut aussi opter pour la location du serveur dédié par le prestataire, on parlera de mode ASP.
Les plates-formes en Open source ont leur code informatique ouvert permettant aux acquéreurs d’enrichir l’outil en fonction de leurs besoins, charge à eux de communiquer sur leurs développements. On voit ainsi des communautés ayant la même plate-forme s’échanger des informations sur les bugs et s’entraider.
Certaines plates-formes sont gratuites. La gratuité allant de pair avec la mise à disposition du code informatique comme les plates-formes en Open source. Ces plates-formes sont généralement très simples à utiliser mais requièrent des développements afin d’être en adéquation avec les besoins du dispositif.
Comment choisir sa plate-forme ?
Il ne s’agit pas seulement de comparer les performances d’une plate-forme par rapport à une autre. Il s’agit de trouver celle qui correspondra au mieux à ses besoins et en fonction de ses moyens financiers, humains et techniques. Il s’agira de savoir à quels services associés recourir comme la maintenance, l’accompagnement à la maîtrise d’ouvrage, la formation de formateurs, l’évaluation du dispositif.
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